[Cet été, nous allons à la rencontre des mémoires des clubs de Bondues, Mouvaux et Neuville. Dernier volet aujourd'hui avec Philippe Veinman, président d'honneur de l'Athlétic basket mouvallois.
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HUGUES BALLOIS > hugues.ballois@nordeclair.fr
Philippe Veinman fonctionne à l'adrénaline. Les défis, il aime les relever. Et ce qu'il affectionne particulièrement, c'est pouvoir rendre service, faire bouger les choses. Alors quand, à 20 ans, on lui demande de devenir le président du tout jeune club de basket, Philippe Veinman accepte. Et là, en terme de challenge, il fallait avoir de l'audace pour le relever.
Deux ans plus tôt, l'Athlétic basket club de Mouvaux venait de voir le jour. Tout était à construire. « J'y suis rentré le jour de sa création en mai 1976. Il n'existait pas de club à l'époque dans la commune, se souvient avec précision Philippe. J'étais déjà basketteur à Roubaix mais j'habitais Mouvaux. » Il adhère spontanément et « je me propose comme entraîneur pour donner un coup de pouce ». Il ne se doute pas alors qu'il va s'investir bien davantage.
Philippe Veinman part au service militaire. À son retour, « j'apprends que l'on m'a nommé président du club ». À 20 ans, « je trouvais que mes épaules étaient un peu frêles », avoue-t-il. Certes. Mais le jeune homme est déterminé. « Je me suis mis dedans à fond, tous les jours week-end compris. Ça m'obnubilait. » Il réunit son comité de direction, organise un premier tournoi pour faire connaître son club. « Pendant dix ans, il a perduré avec comme invités des équipes de Pro A : Antibes, Cane, Easton..., se félicite Philippe.
Pour l'organisation, on avait réussi à mobiliser plus de 60 bénévoles. Ces dix années-là, on fonçait à travers tout et tout fonctionnait. »
20 ans de présidence
D'une poignée de licenciés au départ de l'aventure, le club grimpe à plus de 200. « On avait réussi à forger un club de renommée avec une bande de copains, avec un bon esprit. » Au bout de 20 ans de présidence, il cède sa place... à son épouse. Quelque temps avant, le club traverse une mauvaise passe. Dans les années 2000, un incendie salle de Gaulle perturbe les entraînements. Le nombre de licenciés fond. « Avec mon épouse et les membres du club, on l'a remis sur de nouveaux rails en gardant l'esprit de clocher. » La pente est remontée, de nouveaux objectifs sont fixés. Deux nouveaux comités voient le jour : un pour les jeunes et l'autre parentale.
Aujourd'hui, Philippe est toujours entraîneur des poussins et président d'honneur du club. Il admet pouvoir souffler un peu mais le quinquagénaire n'oublie pourtant pas de rappeler rapidement qu'il a besoin « d'être actif ». Et à la rentrée, Philippe se concentrera sur la communication du club, son blog, son journal.